Première en Belgique : une centrale de produits d'entretien bio


07-02-2020 – La Ville de Namur est la première ville de Belgique à disposer de centrales de dilution de produits d’entretien « probiotiques » à destination des techniciennes de surface. Un sacré plus pour l’environnement et pour la santé des agents communaux.



Première en Belgique : une centrale de produits d'entretien bio
La Ville de Namur, grâce au Département des Services d’Appui (DSA), s’est doté de centrales de dilution de produits d’entretien « bio ». Comprenez plutôt qu’ils sont composés de pro-biotiques.

Cette initiative, unique en Belgique, touche la sphère écologique, sanitaire et économique. Autrement dit, les 5 produits proposés aux techniciennes de surface ne sont pas néfastes pour l’environnement et pour la santé des agents communaux. Elle permet également à la Ville de réaliser de belles économies.

Mais comment ça marche, Jamy ?

Tous les produits d’entretien ne sont pas encore remplacés à 100% par du bio. Pour l’instant, la gamme proposée aux techniciennes de surface concernent cinq diluants : un détergent pour les sols, un dégraissant alimentaire, un détartrant pour les sanitaires, un nettoyant toutes surfaces hautes et un destructeur d’odeur.

Autrement dit, les produits les plus utilisés dans le cycle de nettoyage.

Quatre de ces cinq produits fournis, en bidons de 5 litres) sont purs et sont mélangés via les fameuses centrales raccordées à une arrivée d’eau.

Un litre de produits, une fois dilué, équivaut à environ 80 pulvérisateurs.

Les pulvérisateurs, au nombre de quatre, ont un code couleur en fonction du type de surface à nettoyer. Les produits en question contiennent des pro-biotiques. Il s’agit-là de bonnes bactéries. Elles n’éliminent pas les mauvaises, mais elles se développent plus rapidement et les empêchent de proliférer. Les mauvaises bactéries vont donc mourir à force de rester dans un environnement qui ne leur est pas favorable.

Les principaux bénéfices sont d’ordre écologiques et sanitaires. Le plus petit n'est pas anodin : les eaux usagées contenant encore des bonnes bactéries actives, une fois déversées dans les canalisations, les entretiennent également, ce qui diminue les mauvaises odeurs. Leurs déjections sont biodégradables. Ensuite, les produits utilisés ne sont pas nocif pour la santé, ce qui améliore les conditions de travail des techniciennes.

L’autre impact sur l’environnement n’est autre que l’importante réduction des déchets plastiques. Les pulvérisateurs étant réutilisables, seuls les bidons contenant les produits seront jetés mais ils sont entièrement recyclables.

On estime une réduction de 221 sacs bleus « PMC » par an, soit 4.400 pulvérisateurs de 750 cl par an. Les déchets, en ce qui concerne ces produits, ne représenteront que 9 bidons de 5 litres par an.

Le DSA est prêt. Les centrales sont opérationnelles. Afin d’éviter le gaspillage, il est demandé aux techniciennes d’écouler le stock de produits conventionnels. Ensuite, elles pourront passer au « pro-biotiques ».

Ecologique et… économique

A côté des bienfaits écologiques, il faut également évoquer les bienfaits économiques. La dépense moyenne par an des produits concernés pour la centrale de dilution est de 10.400€.
Par rapport à l’ancien système, une économie de 9.700€ par an sera réalisée. Ajoutons qu’un emploi sous article 60 a été créé pour la cause. La Ville génère donc de l’emploi tout en maintenant un bénéfice.

Maintenant que les centrales de dilution sont installées, la Ville de Namur est quasiment autonome. Nous avons là un véritable circuit fermé tant que les bidons de diluants ne manquent pas.

Les techniciennes de surface reçoivent ainsi leurs pulvérisateurs pleins et rendent les pulvérisateurs vides. Ces derniers seront nettoyés et remis dans le circuit.

La Ville de Namur est, bien évidemment, heureuse d’avoir ce genre d’outils à sa disposition pour une politique de plus en plus durable. En effet, ces centrales de dilution font suite à la politique de transition écologique que le DSA s’impose depuis plusieurs années en matière de consommables de bureau par exemple , ou encore via la future politique de réduction des plastiques à usage unique au sein de ses Services au niveau de l’eau, du café et de leurs contenants.


Première en Belgique : une centrale de produits d'entretien bio