Les Beaux-Arts à Namur : un écrin magnifié


Janvier 2019 – Après 10 années de travaux d’extension et de restauration sous l’égide de l’Echevin Tanguy Auspert, un des nombreux fleurons architecturaux de la Ville de Namur est enfin terminé.



Le bâtiment des Beaux-Arts classé par A.R. le 15 janvier 1976 a fait l’objet d’une dernière restauration de l’aile « Cobergher ». Celle-ci est le témoin de l’architecture civile antérieure du 18ème siècle à Namur. Elle porte le nom de son concepteur : Wenceslas Cobergher. Surintendant général aux monts-de-piétés à la Cour des Pays-Bas espagnols, il fit construire ce bâtiment pour accueillir le mont-de-piété de Namur. On s’y rendait alors pour obtenir un prêt en déposant en gage un objet qui pouvait aller du bijou précieux aux meubles imposants.

Depuis 1921, l’ancien « Mont Piété » abrite les locaux de l’académie. Composé de plusieurs bâtiments datant du 15ème au 20ème siècle, l’édifice dû subir de nombreux travaux consistant à créer une extension pour accueillir de nouvelles classes et ateliers ainsi qu’une réhabilitation tout en préservant son cachet architectural.
Après 10 ans… Aujourd’hui c’est chose faite !

Plus d’un million et demi de subsides en tout

Dès 2007, à l’entame de sa première législature au Patrimoine, il est apparu évident pour Tanguy Auspert que le site des Beaux-Arts ne permettait plus d’accueillir, dans des conditions décentes, l’ensemble du pôle « enseignement artistique » de la Ville de Namur vu l’état de vétusté et de salubrité des
immeubles de la rue du Lombard.

Dans un premier temps, une mission d’expertise a été confiée en mars 2007 à la SA AIB-Vinçotte afin d’identifier les éventuels problèmes de stabilité de l’édifice ainsi que les risques encourus pour les occupants
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Cette étude a confirmé le caractère préoccupant de l’état dans lequel se trouvait l’édifice et de la nécessité d’interdire l’accès à une série de locaux compte tenu du risque important en matière de stabilité de certains éléments structurels.

Tout ceci sans compter la perte de 6 classes qui étaient logées provisoirement à l’arrière de la Maison du travail (l’Ilon) et qui avaient déjà trouvé refuge à l’ancien Mess des Officiers de la rue Rogier.

L’étude a également indiqué la nécessité d’intervenir dans les plus brefs délais sous peine de voir disparaître définitivement l’un des seuls témoins, avec l’ancien Mont-de-Piété de la Ville de Tournai, de cette activité qu’était le prêt sur gage en Wallonie.

Les ateliers de sérigraphie et de vitrail ont alors été évacués d’urgence au Mess des Officiers dans l’attente d’une rénovation en profondeur du site actuel.

En février 2008, Le Gouvernement wallon ajoutait les Beaux-Arts aux 91 autres biens inscrits sur la liste des biens menacés de l’Institut du Patrimoine wallon. C’était dire l’urgence…

Face à cette situation, l’option prise par le Collège communal était de dégager les moyens nécessaires afin de mener à bien un processus de restauration de ce joyau architectural avec pour objectif de maintenir les activités de l’ensemble du pôle « enseignement artistique » de la Ville de Namur à la rue du Lombard.

A l’initiative de l’échevin en charge du Patrimoine Tanguy Auspert, une première étape a été franchie par le Conseil communal en date du 21 avril 2008 avec l’approbation du premier cahier des charges. Quelques mois plus tard, au mois de décembre 2008, les bureaux d’architectes de l’Atelier de l’Arbre d’Or, associés à Baneton Garrino, étaient chargés d’étudier le projet de restauration complète des Beaux-Arts.

Le coup d’envoi des travaux a finalement été lancé en 2012.
Rappelons ce qui a été fait :

- Phase 1 : construction d’une extension contemporaine en vue d’y accueillir 3 classes et 2 ateliers (pour les cours de sérigraphie) en lieu et place d’anciens garages situés à l’arrière.

- Phase 2 : démolition de certains bâtiments arrières, rénovation des bâtiments n°14, 16 et 18 de la rue du Lombard comprenant la construction d’une verrière à l’arrière des bâtiments n°14 et 16 et l’aménagement de la cour devant le bâtiment dit « cobergher ». Cette phase a permis de récupérer 6 locaux pour les élèves.

- Phase 3 et 3 bis : travaux de restauration : restauration de la couronne de la cour, ailes sud et est des bâtiments n°20 et 22 de la rue du Lombard, et aménagement de la cour sud et de la cour d’entrée. Cette phase a permis de créer 3 locaux supplémentaires dans les bâtiments 20 et 22. Suivie de la phase 3 bis comprenant la mise en conformité du bâtiment « Cobergher ».

- la dernière phase des travaux, la phase 3 ter : restauration intérieure de l’aile « Cobergher » par la remise aux normes l’électricité, la ventilation (double flux), les normes incendie et le chauffage, la réparation des menuiseries intérieures : les éléments en pierre naturelle (encadrement de baies, seuils, marches d’escalier, …) et ferronneries d’époque présentant un caractère patrimonial seront restaurés, le remplacement d’une partie des enduits intérieurs en mauvais état, après décapage des murs, la rénovation complète des sanitaires (cloisons, revêtements de mur et de sol, …)

En tout, les sommes engagées pour les Beaux-Arts approchent les 7 millions d’euros. Depuis le début du projet, l’échevin n’a eu de cesse de solliciter les autorités compétentes afin d’obtenir des subsides. Cela a été notamment le cas avec les Ministres Di Antonio, Prévot, Collin. Ajoutons à cela les subsides via la Ministre Marie-Martine Schyns, et on peut dire, que plus d’ 1.500.000 euros de subsides ont été débloqués pour ce projet essentiel au corps enseignant et aux plus de 1.200 élèves que compte l’établissement scolaire.

La restauration complète de l’Académie des Beaux-Arts a vu la fin du tunnel en cette fin d’année 2018.

L’échevin du Patrimoine, Tanguy Auspert ainsi que le Bourgmestre Maxime Prévot, désormais en charge de l’Enseignement artistique sont heureux de pouvoir inaugurer ce vaste chantier.













Les Beaux-Arts à Namur : un écrin magnifié