Le Commissariat du Théâtre : un outil de pointe pour notre Police


27-02-2018 - Autant le dire d'emblée : il était temps. Il était temps pour le Commissariat du Théâtre de connaître une véritable cure de jouvence. Cet outil de la police locale et patrimoine de la Ville de Namur. L'échevin du Patrimoine, Tanguy Auspert, est évidemment heureux d'être intervenu dans ce dossier primordial pour la police de la Capitale wallonne et pouvoir ainsi clôturer le dossier qui a débuté en 2010.



C'est une page à plus de 5.325.000 d'euros qui se tourne. Depuis la fin décembre, le Commissariat de police de la Place du Théâtre est opérationnel. La police du centre-ville dispose enfin d'un vrai commissariat, d'un véritable outil de travail et d'un véritable service à la population.
En effet, cela fait plus de 20 ans que le commissariat n'avait plus connu de rénovation. En 1972, la police intégrait le bâtiment mais n'occupait que deux étages. Le reste étant destiné à l'école. Ce n'est qu'en 1991 que les forces de l'ordre ont investi la totalité de l'immeuble… Autant dire que depuis tout ce temps, le bâtiment a subi diverses dégradations et la liste de problèmes n'a fait que s'étoffer au fil du temps :
- Un bâtiment délabré
- Un bâtiment ne répondant plus aux normes incendies (ex : pas suffisamment de sorties de secours, un ascenseur non conforme, …)
- Des cellules de garde à vue ne répondant plus aux nouvelles normes légales (loi Salduz), techniques, de superficie et de sécurité.
- Au niveau fonctionnel : manque de confidentialité, manque de place, …
L'accueil, notamment, était très controversé, les victimes d'un délit devant s'exprimer à proximité des autres citoyens amenés à fréquenter l'Hôtel de police… Il n'y avait en plus que 2 bureaux de confidentialité.
- Un bâtiment très mal isolé à cause des châssis, de la façade à rue et de la toiture (les personnes qui travaillaient au 4ème étage souffrent par conséquent de froid en hiver et de chaleur en été), et très mal aéré (manque de ventilation)
Pour rappel, un premier cahier des charges avait été établi en 2010 par LDV Architecture mais avait été revu par la suite (ce qui a retardé l'avancement du dossier). Le marché a finalement été attribué à l'entreprise namuroise Dherte-Istasse, fin décembre 2014. Et afin de ne pas trop nuire à l'activité policière, l'installation de modules a été intégrée dans le marché. Notamment pour la réception des plaintes. Et enfin, les travaux ont pu débuter en août 2015. Ils se sont déroulés en deux phases. A la fin de la première phase, un premier déménagement des services de police a été organisé. Des services qui ont dû cohabiter avec les travaux de la deuxième phase. Ce qui n'a pas été toujours facile. Bravo à eux, d'ailleurs.

Le constat était sans appel… Il fallait agir
Et le bâtiment est aujourd'hui méconnaissable. L'une des principales réflexions était notamment l'organisation intérieure afin de gagner un maximum de place. A titre d'exemple, les garages ont été quelque peu réduits pour récupérer un peu de place au rez-de-chaussée. La salle de gymnastique d'une hauteur de 6m occupait 2 niveaux à elle seule. Elle a donc été divisée en deux dans le but de bénéficier d'un nouvel étage. Sans oublier que la toiture est désormais plate. Ce qui fait gagner un maximum de place au 4ème étage.
Au total, on gagne près de 700m² de surfaces allouées au Commissariat (passant de 2600 à 3280m² avec les caves) : 220m² au rez-de-chaussée, 300m² au 2ème étage, 160 m² au 4ème étage.

Mais c'était sans compter sur les attentats de Bruxelles. Suite à la hausse du niveau d'alerte de l'OCAM et par mesure de sécurité, la zone de police a demandé la mise en conformité du nouveau commissariat face aux nouvelles menaces, en se basant sur des normes déjà existantes mais non contraignantes. Ce qui a été approuvé en Conseil communal en mars 2017. L'idée était de renforcer les façades afin qu'elles puissent résister à l'impact d'armes de guerre type " kalachnikov ". Cela implique la mise en place de vitres feuilletées anti-balles, de châssis en acier, de cloisons particulièrement épaisses... Un marché complémentaire estimé à 110.000 € TVAC.

Bref, c'est aujourd'hui avait beaucoup de fierté que la Ville de Namur présente ce nouveau commissariat pour des hommes qui le méritent !



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