La restauration de l’Eglise Saint-Quentin de Lives-sur-Meuse : un véritable chemin de croix !




La restauration de l’Eglise Saint-Quentin de Lives-sur-Meuse : un véritable chemin de croix !

Entamée en 1988, la restauration de l’église Saint-Quentin de Lives-sur-Meuse s’apparente à un véritable chemin de croix puisqu’il fallut attendre pas moins de 20 ans pour que la restauration de ce joyeux architectural du XVIe siècle qui allie l’art gothique à la solide tradition régionale prenne enfin son envol au début du printemps 2009.

La pose symbolique d’un nouveau coq au sommet de cette église classée depuis le 1er février 1937 augure la fin de la phase finale des travaux de restauration de la toiture et des maçonneries de ce petit édifice aux volumes compacts comprenant une tour trapue, trois courtes nefs sous une seule bâtière et un petit chœur à chevet plat, flanqué de sacristies de part et d’autre du chœur.

Si cet ensemble construit dans la 2e moitié du XVI siècle à partir d’un noyau plus ancien qui subsiste dans le chœur et dont l’origine remonterait au XIIIe-XIVe siècle avait déjà subi une restauration en 1875 menée par l’architecte Golenvaux comme l’atteste une pierre que l’on peut découvrir dans la sacristie, il n’en reste pas moins que les dégradations constatées dès 1988 compromettaient fortement la survie de cet édifice particulièrement méconnu des namurois.

Pourtant le projet de restauration ne date pas d’aujourd’hui puisque le Conseil communal du 21 novembre 2001 approuvait déjà un projet de renouvellement de la toiture pour un montant estimé à l’époque à 157.000 euros tvac.

Si le projet fut remanié en 2002 afin de tenir compte des remarques de la Direction de la Restauration de la Région wallonne, il fallut attendre le 29 mars 2006 pour que ce projet soit adopté par le Conseil communal et transmis à la Région wallonne pour pouvoir bénéficier de 60% de subsides pour des travaux estimés à l’époque à 183.000 euros.

La Région Wallonne fit diligence au vu de l’état de dégradation avancé du bien puisque le 31 mars 2007, elle marquait son accord pour que la Ville lance la procédure d’adjudication devant désigner la société chargée desdits travaux.

Restait à dégager les moyens budgétaires pour couvrir la part prise en charge par la Ville dans le cadre de la modification budgétaire du budget 2007 pour pouvoir désigner l’entreprise Golenvaux de Bertrix pour la réalisation des travaux pour un montant de 239.448,46 euros auxquels il convient d’ajouter des travaux de maçonneries complémentaires pour un montant de 21.362,55 euros TVAC qui n’avaient pu être prévus faute d’accès aux maçonneries extérieures.

Au total, l’ensemble de ces travaux s’élèveront à 260.000 euros TVAC dont 60% pris en charge par la Région.

Au programme: le nettoyage des combles, la restauration de la charpente et son traitement, la pose d’un écran de sous-toiture et la pose d’une nouvelle couverture d’ardoises naturelles ainsi que la remise en état de la ferronnerie au sommet du clocher et à la pose d’un nouveau coq. De quoi mettre en valeur un joyau de notre patrimoine namurois !


La restauration de l’Eglise Saint-Quentin de Lives-sur-Meuse : un véritable chemin de croix !