L’Académie des Beaux Arts entre ancien et moderne

Le chantier de rénovation de l’Académie des Beaux-Arts de Namur avance à grands pas.




C’est dans l’ancien Mont-de-Piété que l’Académie des Beaux-Arts de la Ville de Namur est établie depuis 1921. Sa valeur patrimoniale fut officiellement reconnue lorsque l’Académie fut classée le 15 janvier 1936, sa construction datant de 1629.

Il s’agit en effet d’un lieu chargé d’Histoire qui accueille les quelques 1200 élèves qui y suivent un enseignement artistique en cours du jour ou en horaire décalé. Les formations qui y sont proposées sont nombreuses et variées. Les élèves y apprennent l’illustration, la céramique, la décoration, le dessin, la gravure, la peinture, la sculpture mais aussi l’Histoire de l’Art, l’infographie, la photographie, la sérigraphie et le travail des vitraux.

Un tel lieu se devait d’être rénové afin que sa splendeur passée soit retrouvée tout en évoluant avec son temps, pour que l’Histoire rencontre le futur.
A l’initiative de Tanguy Auspert, Echevin du Patrimoine, un important chantier de rénovation et d’extension fut entrepris. Entre la détection des problèmes de stabilité des bâtiments en 2007, l’obtention des différents permis d’urbanisme, l’octroi des subsides sur la proposition du Ministre Carlo Di Antonio en charge du Patrimoine et le début effectif des travaux, en 2012, cinq ans se sont écoulés.

Les travaux se déroulent en trois phases interdépendantes pour un montant total de 4,5 millions d’euros. L’école étant toujours en activité pendant les travaux, c’est un réel défi que de pouvoir avancer dans le projet tout en permettant aux élèves de suivre leurs cours dans les meilleures conditions possibles.

La première phase concerne la construction d’une extension qui se situe contre les deux murs mitoyens (latéral et arrière) et qui abrite trois classes et deux ateliers. Ces derniers sont disposés sur deux niveaux, l’étage comprennant une passerelle extérieure transparente. L’enveloppe extérieure du bâtiment est entièrement garnie de feuilles d’aluminium légèrement brossé. Ce nouvel espace est à présent terminé et l’Académie a déjà pris possession de ces nouveaux locaux. Les abords restent à aménager. L’alimentation électrique est un des éléments clés pour l’avancement du chantier. L’obtention du permis d’urbanisme pour la cabine haute tension permettra donc d’avancer plus loin dans les travaux. Le coût de ces travaux : 1.123.725€.

La deuxième phase regroupe la démolition de certains bâtiments arrières, la rénovation des bâtiments n°14-16 et 18 de la rue du Lombard, la construction d’une verrière à l’arrière des bâtiments n°14 et 16 et l’aménagement de la cour devant le bâtiment « Cobergher ». Le coût ici : 1.122.350€.

Une partie de cette phase est achevée, la toiture a été renouvelée par des ardoises naturelles, les façades rues et arrières ont été nettoyées et badigeonnées ton rouge brique et la démolition des annexes arrières a été opérée. La nouvelle passerelle est en cours de fabrication. Celle-ci fera la liaison entre les différents bâtiments et sera fermée par une grande verrière.

 

L’Académie des Beaux Arts entre ancien et moderne