Ecole d'Andoy: pose de la première pierre en chansons




La date du 22 juin 2009 aura marqué les esprits de tous ceux qui fréquentaient ou étaient attaché à l’école communale d’Andoy. C’est, en effet, en cette journée qui sentait bon la fin de l’année scolaire que s’est déclenché un terrible incendie. Fort heureusement, et grâce au sang-froid du corps professoral, aucune victime n’est à dénombrer parmi les enfants et les enseignants.

Néanmoins, et malgré les efforts du Service Incendie pour limiter au maximum les dégâts matériels, il a bien fallu se résigner au fait que les flammes et la fumée ont réduit à néant l’établissement scolaire au point de devoir démolir les quelques murs restant encore debout.

Passé le choc et la désolation, les grands moyens ont été déployés, durant l'été 2009 par l’Echevinat du Patrimoine pour créer de toute pièce une école provisoire sur la Place des Sports à Andoy en vue de permettre d’accueillir au 1er septembre 2009 les 120 élèves de l’école.

Soulignons également que les gestionnaires de la salle Lizée n’ont pas hésité à proposer la location de leur salle pour l’installation du réfectoire et l’organisation des cours philosophiques tandis que les responsables du club de Tennis de Tables et de la Balle-Pelote ont ouvert grande leur salle pour y héberger le local de psychomotricité et autres activités qui ne trouveront pas refuge au sein des odules.

Si à la grande joie des enfants et des enseignants, la rentrée scolaire 2009-2010 a pu se dérouler normalement, il n’en reste pas moins que cette solution se devait d’être provisoire.

C’est ainsi que sous l’égide de Tanguy AUSPERT, Echevin du Patrimoine a germé l’idée qu’il fallait profiter de ce tragique évènement pour reconstruire une école plus grande, plus spacieuse et de type « basse énergie ». La concrétisation de ce projet était néanmoins suspendue à l’indemnisation dont allait bénéficier la Ville de Namur de la part des compagnies d’assurances impliquées dans ce sinistre.

Au bout de plusieurs mois d’intenses discussions, un accord a finalement pu être dégagé au mois de juin 2010 pour estimer le préjudice subi à 780.674 euros. Soit le montant d’une reconstruction à l’identique des locaux détruits mais aussi la prise en charge de la location des modules pour une période de 24 mois.

Plus rien ne s’opposait à procéder à la démolition des restes de l’école pour enfin effacer les stigmates de ce terrible incendie pour la rentrée scolaire 2010 et ainsi faire place nette à la future nouvelle école dont les plans étaient en cours de finalisation.Le Conseil communal du 18 octobre 2010 marqua ainsi son accord sur le projet de reconstruction de l’école.

Celui-ci prévoit de passer de 7 classes à 10 classes afin de permettre d’organiser un cycle complet composé de 4 classes pour les maternelles et 6 pour les primaires ainsi qu’un réfectoire.
Organisés sur 2 étages, les 857m2 du rez-de-chaussée accueilleront les classes de maternelles tandis que l’étage hébergera les classes primaires sur 533m2. Des sanitaires seront également accessibles plus facilement en étant à proximité de la classe d’accueil et de première maternelle.

Organisés sur 2 étages, les 857m2 du rez-de-chaussée accueilleront les classes de maternelles tandis que l’étage hébergera les classes primaires sur 533m2.

En outre, l’architecture du bâtiment se veut résolument contemporaine avec une attention particulière à la durabilité des matériaux, à l’utilisation la plus rationnelle possible de l’énergie avec une isolation thermique permettant d’atteindre le coefficient de K15 où une école traditionnelle atteint un K150 !

Le recours aux énergies renouvelables n’a pas non plus été oublié en intégrant des panneaux photovoltaïques pour couvrir une bonne part de la consommation d’électricité.

Ce nouvel ensemble, résolument moderne mais à taille "humaine", représente un investissement de quelques 2 millions d’euros. Dont 483.132€ seront finalement pris en charge par l’indemnité versée par la compagnie d’assurance de la Ville, le solde étant à charge du budget communal.

Aujourd’hui, l’odeur âcre de la fumée a laissé la place à celle des briques et du ciment et, c'est avec fierté que Tanguy Auspert, Echevin du Patrimoine et de la Jeunesse, est heureux de poser la 1ère pierre de la nouvelle école d’Andoy. Il peut également se réjouir de la rapidité de reconstruction de l’établissement. En effet, il s’agit de la reconstruction scolaire la plus rapide en Province de Namur.

A constater le bon avancement du chantier, nul doute que les odeurs de ciment laisseront bientôt place à celle de la peinture fraîche…



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