Tanguy Auspert, Echevin du Patrimoine. Ville de Namur

Le CDJ donne raison à Tanguy Auspert sur le fond


Suspecté d’avoir favorisé l’Institut Saint-Louis dans le cadre de la vente d’un bien communal, Tanguy Auspert, Echevin du Patrimoine de la Ville de Namur vient de voir sa plainte être déclarée partiellement fondée par le Conseil de déontologie journalistique (CDJ) à l’encontre du Chef d’édition du journal La Meuse Namur pour cause de partialité.



Le CDJ donne raison à Tanguy Auspert sur le fond
En cause : une série d’informations diffusées sur plusieurs supports, y compris YouTube, à propos de la vente d’un immeuble du patrimoine communal. L’avis rendu est long, détaillé et nuancé en raison de la complexité de l’affaire et de la multiplicité des griefs.

Le CDJ a estimé non fondés les reproches portant sur les méthodes de travail du journaliste (par ex. le fait d’avoir «piégé » l’échevin lors d’un entretien).

Par contre, selon le Conseil, le journaliste n’a pas répercuté correctement auprès du public la thèse de l’échevin, faussant ainsi la perception des faits. Et il n’a pas suffisamment rectifié une information erronée quant à l’inapplicabilité des règles relatives aux marchés publics dans le cas d’une vente de bien alors qu’il s’agit d’un point qui a pourtant constitué un pilier des critiques à l’encontre de Tanguy Auspert.

Enfin, le CDJ estime que le chef d’édition de la Meuse Namur a eu recours à un vocabulaire inapproprié en faisant usage des mots « menteur » et « mensonges » alors qu’un doute subsiste sur le fait, pour l’Echevin namurois du Patrimoine, d’avoir « menti » en connaissance de cause.

Rappelons que le CDJ, créé en 2009, est un organe d’autorégulation des médias francophones et germanophones de Belgique. Il est composé de représentants des éditeurs, des journalistes, des rédacteurs en chef et de la société civile. Il exerce trois fonctions : d’information, de médiation et de régulation. Celui-ci traite également des plaintes introduites par toute personne,physique ou morale (institution, association, entreprise…) qui estime qu’une pratique journalistique donnée est contraire aux règles déontologiques.

A lire